Neufchâtel-Hardelot… Un peu d’histoire


Dates clés

Saint-Augustin part évangéliser les Anglais en quittant les terres d’Hardelot, devenant par la suite le premier Évêque de Canterbury.

Une forteresse de bois est édifiée à Hardelot pour être remplacée au XIIIe siècle par un château médiéval complet avec tours et douves érigé par le comte Philippe de Hurepel. Le château devient bientôt l’une des premières « résidences secondaires » pour les comtes de Boulogne qui l’utilisèrent comme pavillon de chasse.

Sous le règne de François 1er, le château est donné à la couronne d’Angleterre et une rencontre historique y a lieu entre le roi et Henry VIII d’Angleterre.

Le roi de France Louis XIV aurait séjourné et pris un repas au Relais de Poste aux Chevaux de Neufchâtel lors d’un voyage dans le Boulonnais.
Tombé en décrépitude, un anglais Sir John Hare rachète le château et le reconstruit dans un style pseudo gothique flamboyant.

John Whitley, propriétaire du château d’Hardelot depuis 1897, est charmé par le site. Il veut faire d’Hardelot la nouvelle station balnéaire à la mode et le centre mondain des sports. Il réunit en son conseil d’administration des industriels ainsi que des personnalités parisiennes et étrangères, dont le Prince Tata de Bombay, le Duc d’Argyll (beau-frère d’ Edward VII), les magnats du thé Sir Joseph Lyons et Sir Thomas Lipton, Joseph Lesur et un restaurateur nommé Auguste Escoffier.

L’architecte Louis-Marie Cordonnier, ami de John Whitley, réalise vingt vastes et singulières villas qui caractérisent encore aujourd’hui Hardelot. Dont celle, en 1911, de l’illustre aviateur Louis Blériot concepteur du premier aéroplage français, l’ancêtre du char à voile.

Hardelot connaît vite un immense succès, notamment chez les aristocrates britanniques et les pionniers de cette époque. À ses heures de gloire, elle accueille également le roi Georges V et la reine Mary, ainsi que les souverains de Belgique.
Seconde Guerre Mondiale Neufchâtel et ses environs sont l’objet d’importants travaux de défense côtière. L’armée allemande transforme le mont Saint Frieux en forteresse militaire avec plus de vingt blockhaus, couvre les pentes de barbelés et de champs de mines. Rommel y vient l’inspecter en décembre 1943 et à la fin de la guerre, les bombardements alliés ont pratiquement totalement rasé Hardelot.

Neufchâtel et ses environs sont l’objet d’importants travaux de défense côtière. L’armée allemande transforme le mont Saint Frieux en forteresse militaire avec plus de vingt blockhaus, couvre les pentes de barbelés et de champs de mines. Rommel y vient l’inspecter en décembre 1943 et à la fin de la guerre, les bombardements alliés ont pratiquement totalement rasé Hardelot.

Grâce à l’investissement d’un magnat belge Robert Peeters et à la détermination d’un des membres du premier conseil d’administration Joseph Lesur, le golf et l’école d’équitation réouvrent, et la construction de l’avenue du Maréchal Foch reliant le terrain de golf à la mer permettent d’espérer pour la station un avenir de station balnéaire florissante et prospère. Aidé avec beaucoup de compétence par ses deux fils, José et Francis, Joseph Lesur continue à développer Hardelot jusqu’à sa mort en 1979.
La décision de José et Francis Lesur de créer l’Hôtel du Parc contribue à ce qu’Hardelot aborde le nouveau millénaire avec une réputation de station internationale, s’appuyant sur son riche passé historique pour offrir à ses visiteurs un mélange unique de chaleur latine et de tradition anglo-saxonne.
